Criminalité · Juridiction

Corée du Sud


En termes simples

En octobre 2025, la Corée du Sud a classé certaines zones cambodgiennes nommément désignées au niveau 4, avec interdiction de voyager. Elle a rapatrié 64 ressortissants du Cambodge le 18 octobre dans le cadre d’enquêtes sur des fraudes présumées en ligne. La police a aussi examiné des accusations d’enlèvement, de séquestration et de contrainte. Au 21 octobre, les personnes rapatriées se trouvaient dans des situations procédurales différentes : certaines détenues sur mandat, d’autres libérées ou en attente d’une audience relative à un mandat.

Comment la fraude est désignée dans le pays

Le terme national est Fraude financière par télécommunications (전기통신금융사기). Il importe ici parce que les opérations à l’étranger et les fraudes intérieures sont liées : la notice indique s’il s’agit d’une définition légale ou d’une catégorie administrative, et la chronologie ci-dessous distingue participation rapportée, arrestation, poursuites et éventuelle contrainte.

Rectification du 18 octobre 2026. Les 64 personnes rapatriées l’ont toutes été sous garde policière, en qualité de suspectes. La page précise désormais les suites judiciaires (49 placées formellement en détention sur mandat, 5 libérées et 10 en attente d’audience au 21 octobre 2025) et l’enquête sur de possibles actes de contrainte ; elle attribue expressément au service de renseignement la qualification d’auteurs plutôt que de victimes. Une première version de cette rectification, publiée le 18 octobre 2026, affirmait à tort que les 64 n’avaient pas toutes été arrêtées ; elle a été modifiée le 19 octobre 2026.

Chronologie documentée

Chaque entrée précise la solidité de ses sources. Un avis consulté sur le site d’un ministère et un chiffre provenant uniquement d’articles de presse ne constituent pas des éléments de même nature. Quiconque envisage de les citer doit pouvoir apprécier cette différence.

Déclaration Rapporté

Présidence de la République

Cent sept suspects coréens impliqués dans des infractions d’escroquerie avaient été rapatriés du Cambodge depuis octobre. Les signalements de détention et de disparition avaient reculé de plus de 80 % en un mois.

Attribué à l’autorité émettrice mais repris uniquement dans la presse, faute d’avoir trouvé un document primaire.

Niveau de danger Consulté à la source

Ministère des Affaires étrangères

Les interdictions de niveau 4 et le niveau 3 à Sihanoukville ont été maintenus, tandis que l’avertissement spécial pour Phnom Penh a été levé et que le niveau a été abaissé dans plusieurs provinces. Le ministère a invoqué les mesures prises par le Cambodge, la mise en place d’un groupe de travail conjoint Corée du Sud-Cambodge pour les ressortissants coréens et le recul du nombre de signalements.

Source Autorité émettrice

Communiqué 25-901.

Lu directement dans une publication de l’autorité émettrice.

Déclaration Rapporté

Service national de renseignement

Selon des parlementaires ayant rapporté le contenu d’une réunion de renseignement à huis clos, le Service national de renseignement estimait à une cinquantaine le nombre de complexes d’escroquerie au Cambodge et à 1 000 à 2 000 celui des Sud-Coréens susceptibles d’y participer, les présentant comme des auteurs plutôt que des victimes. Il s’agit de la qualification donnée par le service à une estimation démographique, et non d’une constatation individuelle du caractère volontaire de leur participation ou de leur culpabilité pénale.

Source Autorité émettrice

La réunion du Service national de renseignement s’est tenue à huis clos. Les chiffres et les propos ont été rendus publics par des parlementaires et la presse. Une implication présumée ne prouve ni poursuites, ni condamnation, ni absence de traite ou de contrainte.

Attribué à l’autorité émettrice mais repris uniquement dans la presse, faute d’avoir trouvé un document primaire.

Rapatriement Rapporté

Équipe gouvernementale interministérielle d’intervention

Soixante-quatre Sud-Coréens ont été rapatriés du Cambodge par vol affrété le 18 octobre 2025, tous sous garde policière en qualité de suspects. Cinquante-neuf avaient été arrêtés lors de descentes au Cambodge et cinq secourus après avoir signalé leur séquestration. Au 21 octobre, quarante-neuf étaient formellement détenus sur mandat, cinq avaient été libérés et dix attendaient une audience sur leur mandat de détention. La police cherchait à déterminer si leur participation aux escroqueries présumées était volontaire ou contrainte.

Source Autorité émettrice

Attribué à l’autorité émettrice mais repris uniquement dans la presse, faute d’avoir trouvé un document primaire.

Niveau de danger Consulté à la source

Ministère des Affaires étrangères

À compter du 16 octobre, le niveau 4, interdisant les voyages, s’applique au secteur du mont Bokor dans la province de Kampot et aux villes de Bavet et de Poipet. La province de Sihanoukville est classée au niveau 3, qui recommande de partir. Huit autres provinces, dont Phnom Penh, font l’objet d’un avertissement spécial aux voyageurs. Le motif avancé est la forte hausse des fraudes au recrutement et des séquestrations. Entrer dans une zone de niveau 4 est passible de sanctions au titre de la loi sur les passeports.

Source Autorité émettrice

Communiqué 25-705. Ces classements ont été décidés par la Corée du Sud. Le Japon n’a classé aucune de ces trois zones à ce niveau en raison de la fraude.

Lu directement dans une publication de l’autorité émettrice.

Déclaration Consulté à la source

Ministère des Affaires étrangères, bureau de la sécurité consulaire

Une mise au point adressée à la presse après des articles sur un Coréen retrouvé mort dans un complexe criminel cambodgien. Le ministère a déclaré n’avoir jamais confirmé la présence d’un Coréen parmi les personnes décédées citées dans l’article. Il a indiqué que, selon les autorités cambodgiennes, le récit ne correspondait pas aux faits. Invoquant l’enquête en cours et le respect de la vie privée de la famille, il a refusé de fournir davantage de détails et appelé les médias à la retenue.

Source Autorité émettrice

Les circonstances du décès ne sont établies par aucun document officiel accessible ici. Le ministère ayant publiquement contesté l’article initial, la description des circonstances de la mort, pourtant largement reprise, n’est pas reproduite.

Lu directement dans une publication de l’autorité émettrice.

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